Oups, là on ne parle pas parentalité

Les métiers que j’aurais pu faire dans une autre vie (TAG)

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Voici un TAG qui change et que je trouve très sympa, créé à l’initiative de Maman Lempika, que j’ai découvert via Working Mutti. Alors, si je fais abstraction de mes capacités nulles dans certains domaines, de l’absence possible d’évolution dans mon corps de métier, de l’importance d’avoir un salaire décent à chaque fin de mois, tout ça, qu’est-ce qui m’aurait plu de faire comme métier?

Intermittente du spectacle

J’ai fait 7 ans de théâtre: 2 à l’école primaire, puis 5 ans entre mes 13 et mes 18 ans. Pour une grande timide comme moi, ce n’était pourtant pas gagné… Et pourtant! Le théâtre m’a révélée, vraiment et définitivement. C’était mon exutoire, le seul moyen pour moi de pouvoir sortir de cette enveloppe qui me va mal pour incarner un autre personnage. Les heures de théâtre étaient toujours, pour moi, une véritable bouffée d’oxygène. Et la demoiselle réservée était transformée sur scène!

Dès la primaire, on me disait que je jouais bien et juste, cela a perduré à l’adolescence. Bonne mémoire des textes, aisance sur scène, amour de l’improvisation… C’était fait pour moi! J’aimais le trac qui précède la représentation, la tension et l’agitation qui règnent en coulisses, les réactions feutrées du public plongé dans le noir, la sensation d’avoir bien joué, les applaudissements, le salut final, les commentaires du public à la sortie… Tout, en fait.

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Peu à peu, j’ai acquis une bien meilleure aisance orale dans la vie de tous les jours, me permettant d’enseigner. Lorsque j’avoue à certains de mes grands timides que j’étais comme eux à leur âge, ils sont estomaqués! Comme quoi, le théâtre, c’est une thérapie très efficace! Pour celles qui ont lu un de mes derniers articles sur mon parcours de jeunesse difficile, le théâtre a clairement contribué à ce que je ne déraille pas.

Alors oui, c’est le premier métier dans lequel, je le sais, je me serais épanouie au possible. Mais salaire incertain, déplacements nombreux, très incompatible avec la vie de famille dont j’ai toujours rêvé.

Écrivaine

Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé écrire. Je m’appliquais à tenir des cahiers bien soignés dès la primaire et ai commencé à écrire pour moi vers les 11-12 ans. J’écris comme d’autres bavardent: j’en ai besoin, c’est mon premier mode d’expression. Les mots me viennent bien plus aisément à l’écrit, de manière très spontanée, qualité que je n’ai pas tellement à l’oral.

Conjugué à cela, j’ai longtemps eu une imagination débordante. Vraiment débordante, partant dans tous les sens, je n’ai jamais été confrontée à la page blanche. Je parle au passé car depuis la naissance de La Bête, ce blog est le seul endroit où j’écris toujours et je le regrette. Cela reviendra peut-être…

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J’ai écrit un peu de tout: des romans inachevés pour la plupart, allant de l’enquête au fantastique, en passant par la SF, le drame, j’ai touché à tout. Pendant 7 ans également, j’ai tenu un journal humoristique chez mes parents. Vivant en collocation, il y avait toujours beaucoup d’anecdotes à raconter que j’abordais sous un angle comique. J’adorais cela et mes lecteurs ont fini par être très nombreux et motivés!

Alors oui, j’aurais pu écrire aussi, cela fait partie de mes rêves les plus fous, être un jour éditée, juste une fois dans ma vie… Plusieurs personnes de mon entourage m’y ont encouragée, dont Chéri, mais je n’ai pas une confiance en moi suffisante pour me lancer dans ce projet fou où la concurrence est rude.

Soigneuse animalière

Si une cause me touche plus que les autres, c’est la cause animale. Bon, en réalité, toutes les misères du monde m’affectent beaucoup: les guerres, la maltraitance infantile, la pauvreté, le réchauffement climatique, l’Homme en général qui devient tellement bête… Bref, je m’égare.

Mais la cause animale m’est encore bien plus chère. Pour vous dire, j’étais abonnée sur les réseaux sociaux à la page de 30 millions d’amis, et j’ai dû me désabonner car 90% de leurs publications m’étaient intolérables, même sans les ouvrir. Je ne pourrai jamais comprendre comment on peut vouloir du mal à un animal, même indirectement, en le négligeant, l’oubliant, en faisant passer son égoïsme d’humain avant les besoins primaires de l’animal. J’aurais tant aimé qu’on vive tous en harmonie avec les animaux, je suis la première à avoir les larmes aux yeux en lisant toutes les espèces qui disparaissent au fil des années. Les animaux, ça a toujours été très important à mes yeux.

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Alors en bonne naïve, à 11 ans, j’ai affirmé vouloir devenir vétérinaire. Puis l’année suivante a commencé à révéler mes failles certaines en mathématiques. Et j’ai carrément lâché l’affaire lorsqu’on m’a rappelé que véto, ça comprend de ne pas réussir à sauver un animal ou, pire, devoir abréger ses souffrances. Là, pour le coup, c’est moi qui ai été vaccinée! Vétérinaire est un métier trop dur pour la grande sensible que je suis.

En revanche, soigneur, ça m’aurait vraiment plu. Travailler au grand air en compagnie d’animaux atypiques, qu’est-ce que j’aurais aimé! Oui, ça inclut de mettre les mains dans leur caca, plusieurs tâches ingrates, mais quel bonheur de les côtoyer quotidiennement, de nouer quelque chose avec eux, de près ou de loin, d’en prendre soin! Ouais, la Mummy dans une paire de bottes en caoutchouc crottée, ça l’aurait fait, moi je vous le dis!

Éducatrice spécialisée

Travailler avec des jeunes, c’est ce que je fais justement. Et ce métier m’a longtemps parfaitement convenu, malgré tout son côté ingrat qui se renforce avec les années. Mais depuis que je suis maman, je m’y sens de moins en moins bien, j’en parlais là-bas.

Enseigner la même chose à 27 adolescents tous différents, cela ne me va plus. Mener ma barque au mieux, dans un collège sans moyen, sans parents impliqués ni ouverts d’esprit, sans reconnaissance, cela ne me va plus. Mais je continue parce qu’il faut bien gagner sa croûte. Je suis cependant de moins en moins convaincue de passer ma vie à cela et lorsqu’une reconversion sera envisageable j’y songerai bien certainement.

Educateur spécialisé est un métier qui m’aurait plu. Accompagner un ou plusieurs jeunes vraiment dans le besoin, dans un parcours qui leur convient personnellement, les voir évoluer, eux, en leur donnant la main, ah, ça me fait rêver! J’imagine bien les difficultés de ce métier, on tombe souvent sur des cas très difficiles pour lesquels on a l’impression de ne pas pouvoir grand chose mais j’ai gardé un peu de naïveté qui m’aide à croire qu’on peut toujours apporter un petit quelque chose, parfois invisible, à un jeune qui en a besoin. Ce métier colle à ce qui me manque actuellement: l’adaptation à chaque cas, un accompagnement qui correspond vraiment aux besoins du jeune, une vision sur plus d’une année scolaire, plus de psychologie et d’humain.

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Monteuse vidéo

Au lycée, j’ai fait trois ans d’option cinéma-audiovisuel. Je m’y étais inscrite un peu sur un coup de tête, aussi pour prolonger mon attrait pour le théâtre vers autre chose. Et j’ai été totalement captivée!

Nous avions du matériel semi-professionnel et travaillions sur deux projets par année scolaire, deux courts-métrages qui répondaient à un sujet spécifique. On était plongés dans l’univers de l’audio-visuel avec nos projets, des masterclass sur plusieurs sujets, des projections privées, des cours plus théoriques. Lors des projets de tournage, j’ai testé plusieurs postes: cameraman, réalisateur, acteur et monteur.

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Contrairement à ce que j’aurais imaginé, n’étant pas très portée sur l’informatique à la base, j’ai été passionnée par le montage vidéo, aussi difficile que soit cette place. C’était d’ailleurs le boulot le plus chronophage des postes et j’ai plusieurs fois fait la fermeture du lycée, ne voulant pas me décoller de mon ordinateur! Sélectionner les portions de film à conserver, apposer les musiques et effets sonores, soigner les transitions, c’était génial. Alors oui, dans le domaine du cinéma, j’aurais vraiment été à mon aise comme monteur vidéo.

Voici les 5 métiers radicalement différents mais qui ont la similitude de me correspondre sur plusieurs aspects. Qui sait, peut-être qu’un jour, la vie me fera le beau cadeau de me lancer! Oui, j’aime rêver… Et vous alors, qu’auriez-vous bien exercé comme métier?

 

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6 commentaires sur “Les métiers que j’aurais pu faire dans une autre vie (TAG)

  1. En effet tous ces métiers sont tous différents mais ils te correspondent tous sur un aspect de ta personnalité. On se ressemble beaucoup en tous cas ! Je suis éducatrice (de jeunes enfants mais les études ont un tronçon commun avec les ES), travailler avec les animaux m’aurait passionné, vivre de ma plume aussi, et le spectacle tout autant ! Seule différence : monteuse vidéo. Que c’est fastidieux de choisir les plans, les couper, remettre le son au bon endroit etc… Je suis pas faite pour ça ! En tous cas, on peut avoir plusieurs vies en une alors peut être qu’un jour ta vie pro prendra un nouveau tournant… Qui sait ? 😉

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  2. C’est marrant, c’est très varié comme choix et clairement le dernier m’a beaucoup étonné. Surtout que tu disais dans un autre article ne pas être hyper connectée, je pensais que ça allait de pair (par affinités).
    Je suis traductrice, donc liée aux mots, aux livres, à la langue. J’aurais aimé apprendre à écrire, vraiment écrire des livres, des chansons. Petite, je voulais être critique gastronomique pour aller manger dans les palais et laisser mon commentaire que des milliers de gens suivraient. Je ne sais pas si c’est la nourriture ou la célébrité qui m’attirait la dedans :))
    Mon rêve secret, ma reconversion de quand j’aurais plus d’enfants à charge, c’est de travailler de mes mains, genre être relieuse de livres ou restaurer les livres anciens. Ou alors plus sobrement, travailler dans une bibliothèque ou une librairie.

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    1. Le dernier choix peut surprendre en effet, surtout que je te confirme que je travaille très peu sur ordinateur (ma capacité de concentration sur support numérique est souvent proche du néant). Mais l’univers de la conception filmique m’a tellement captivée que j’ai fait abstraction de mon aversion pour l’écran! Jolis rêves secrets, je te souhaite d’en réaliser un! 😉

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