Montessori et éducation positive·Pensées de mummy·Vie quotidienne

L’éducation bienveillante à l’épreuve de la vraie vie

J’étais l’une d’elles. L’une de ces mamans qui se sentaient inspirées par le courant dit d’éducation « positive » ou « bienveillante », sans doute en grande partie parce que c’était précisément ce dont j’avais moi-même manqué lorsque j’étais enfant. La Tornade, en entrant dans ma vie, m’a plongée dans un profond questionnement sur la mère que je souhaitais être. Alors j’ai lu des blogs inspirés de cette mouvance, j’ai écumé Filliozat, Gueguen et Montessori, j’étais au taquet, ma fille serait élevée dans la plus vraie des douceurs et deviendrait une personne forte, sûre d’elle et parée pour la vie.

L’éducation positive, sur les réseaux, ou la Toile en général, ça a l’air simple, vu comme ça! Tu es gentille, tu ne cries jamais, tu te mets toujours à la place de ton enfant, tu laisses des choix, tu encourages son autonomie, tu l’allaites, tu le portes, du dors en cododo, tu accueilles ses émotions, tu exprimes délicatement les tiennes, tout ça… J’avais bien lu ce que disaient les mesdames, j’étais prête! C’est un peu comme quand on regarde une photo de star sur le papier glacé qui, au sortir des fêtes de fin d’année, arbore illico une taille de guêpe, des jambes fuselées et déjà épilées, et qui te vend son régime miracle qui, elle te l’assure, fonctionne super bien sans se priver! Ouais et bien non, dans la vraie vie, son régime ne fonctionne pas, parce que tu es une vraie personne, tu as un vrai corps et pas une version photoshopée destinée à vendre. Alors arrive juillet où tu constates que tu as toujours ta petite brioche, ta cellulite, tu n’es même pas épilée en plus et tu te demandes où tu as pu m*rder. L’éducation positive, c’est un peu le même truc: ça paraît tout beau et facile sur le papier mais en vrai, avec des vrais enfants, qui ont tous leurs vraies spécificités, avec les aléas de la vraie vie, ben ça coince un peu plus.

famille

Ici, l’allaitement a fait plouf en premier. A 36h de vie de La Tornade. Elle ne tétait pas, absolument pas, zéro, niet. Et moi j’étais terrifiée avec ce petit machin de 47 cm qui ne se nourrissait pas. Je n’avais pas la chance d’être entourée de sages-femmes qui savaient vraiment s’y prendre, en 2016, il y en avait encore moins que maintenant. Sa naissance, si rapide, m’avait plongée dans un état de sidération assez peu compatible avec la prise de décision. Alors après plus d’un jour sans qu’elle ne se nourrisse, après une discussion avec une sage-femme qui m’a posé la bonne question, à savoir si c’était pour ma fille ou pour moi que je voulais allaiter (en toute bonne foi, c’était une question indispensable), j’ai accepté le biberon. Bouh, pas bienveillant ni maternant ce choix! Je m’en suis voulue des mois et des mois!

Le cododo a fait plouf aux trois semaines de La Tornade. Un soir où elle hurlait à la mort sans qu’on ne sache pourquoi. Où ça s’éternisait tant qu’on s’est dit avec Chéri que soit on la posait deux minutes dans son lit (qui n’avait donc jamais servi), porte fermée, pour qu’on respire et fasse redescendre la pression, soit on aurait fait un truc sans doute moins bienveillant encore. On l’a posée, on a fermé la porte, on est restés derrière sans savoir quoi faire de nos peaux de parents débutants. Le silence est tombé, instantanément. On a rouvert la porte, La Tornade dormait paisiblement. De ce soir-là, elle a fait ses nuits. 22h-6h30 sans réveil. Dans son lit. Bouh, pas bienveillant ce choix, laisser son si petit bébé de trois semaines dormir seul dans son lit! Sans doute, mais apparemment c’était le choix adapté à La Tornade. Son frère, lui, a dormi 2 mois en cododo. A chaque enfant, un choix différent, adapté à sa personnalité et ses spécificités. Mini Loup avait besoin de contact, de présence, pas sa soeur. Toujours pas à l’heure actuelle. Nos rares tentatives de cododo quand elle est malade (parfois, on est encore attirés par le chant des sirènes hautement bienveillantes) se sont toujours soldées par des échecs. Elle, ce qu’elle veut, c’est son lit, son calme et qu’on la laisse tranquille.

dodo fille

La nourriture, aussi, n’a pas longtemps fait l’objet de choix Filliozat-friendly. Parce que, à nouveau, la bienveillance fonctionne peut-être avec un enfant tout lisse, tout simple, tout basique, mais pas dans des situations où l’on est clairement loin de la norme. Avec La Tornade, pendant des années, jusqu’à ce qu’elle soit prise en charge médicalement, on pouvait dessiner autant de bonhsommes qu’on voulait dans son assiette, faire de jolis discours tout doux à base de « tu pourrais être fière de toi si tu réussissais à manger ça, je comprends que tu aies peur, mais manger c’est important pour bien grandir… », elle ne mangeait pas (et hurlait, aussi). Nos bonshommes et discours finissaient au fond de la gamelle du chien et laissaient place aux cris, aux pleurs, de toute part. Parce que La Tornade avait un trouble, un vrai, face auquel les préceptes bienveillants n’avaient absolument aucun impact. Pas de bol, on n’avait pas conçu l’enfant tout lisse sur qui ça pouvait marcher. Là encore, quand ça partait en vrille, soit à chaque repas, je m’en voulais profondément, j’étais une maman nulle, quand même, pour que ça échoue si lamentablement! C’était uniquement de ma faute! Et là, je peux vous dire que l’éducation bienveillante, elle m’a fait beaucoup plus de mal que de bien…

Alors oui, au fil des mois, des années, en découvrant toutes les spécificités de notre fille, on a pioché dans certains principes, mais, surtout, on s’est adaptés. Oui, on a encouragé l’autonomie de notre fille, on l’a faite participer au maximum aux tâches de la maison, on a toujours encouragé la verbalisation de ses émotions, on ne l’a jamais frappée, on a longtemps évité au maximum de hausser le ton (parce qu’en digne hypersensible, elle partait en cacahuète sinon), oui, il y a pas mal d’idées qu’on a gardées et appliquées sauce maison. Mais pas tout. Pas tout le temps. C’était indispensable, pour son équilibre et pour le mien, même si j’étais sans relâche insatisfaite de moi, pensant que je pourrais faire beaucoup mieux, alors qu’en somme, ma fille grandissait très sereinement.

Et puis je suis devenue multipare, Mini Loup est né alors que La Tornade avait 2 ans et demi. Et là, quand tu te retrouves seule à gérer tout l’été deux enfants en bas-âge, dont un nouveau-né RGO sévère, franchement, Filliozat & co, elles ont tombées dans l’oubli! Je n’avais ni le temps, ni l’énergie d’appliquer sagement leurs leçons et, ouf, ni celui de culpabiliser. Grâce à la naissance de mon fils, j’étais devenue une maman intuitive et zen. La Tornade voulait manger des pâtes midi et soir, ok, pas de problème! Elle m’envoyait paître sans vergogne parce qu’elle se sentait un peu violemment destituée de sa place d’enfant unique, je lui répondais sans vergogne non plus parce que j’étais franchement crevée et que quand le conflit est frontal avec elle, se mettre à sa place, verbaliser, tout ça tout ça, elle s’en bat les sandales et le fait bien comprendre. Alors face à un « non maman, je ne veux pas zouer avec toi, laisse-moi! » crié vigoureusement, je ne me sentais pas de sortir le si bienveillant « je comprends, ma chérie, tu es en colère parce que tu as un petit frère maintenant et qu’il prend beaucoup de temps et d’attention. Mais tu sais, je t’aime toujours pareil et ta colère me fait de la peine. Tu préfères qu’on joue aux Légos ou à la poupée? » Non, j’allais au plus simple « D’accord, ben joue toute seule! »(dit sans aucune bienveillance, s’entend).

timide 2

Il y en a eu des tensions, entre La Tornade et moi, à cette époque… Il y en a tout autant depuis la perte de son frère. Parce que la vraie vie, c’est parfois ça, la dureté, des situations qui nous échappent et nous modifient en profondeur. On ne peut tout simplement pas réagir comme dans tous ces livres ou en lisant toutes ces mamans parfaites sur les réseaux parce que ce qu’on voit à travers un trou de serrure, ce n’est pas la vraie vie, c’est simplement ce qu’on veut bien en montrer. Moi je ne l’ai jamais caché qu’entre ma fille et moi, ces six derniers mois, ça a été (et est encore souvent) très électrique. Je hausse le ton plus que je ne l’avais fait en trois ans, c’est indéniable. Côté émotions, si je verbalise ce que je ressens, je vais l’anéantir, la pauvre! J’écoute les siennes, je les légitime, je les encourage, mais ça ne change rien. Ca ne change rien au fait qu’on est à vif toutes les deux, qu’on porte un fardeau trop lourd pour nous retrouver sur du papier glacé dans la rubrique « famille bienveillante et positive ». Alors ça crie, ça boude, ça se confronte, parce que je crois que, quelque part, on a aussi besoin de ça pour retrouver un jour lointain un nouvel équilibre en tant que famille amputée.

Je ne dis pas que la culpabilité m’a quittée, elle est revenue en force au décès de Mini Loup. Parce que ma seule raison de survivre était de préserver le seul enfant qu’il me restait et que je ne pouvais que constater que je n’étais plus du tout la mère que j’avais été auparavant. Encore plus loin de la bienveillance. Pas maltraitante ni négligente, entendons-nous bien, seulement blessée à en crever. Dans ces situations, on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a mais ça, je ne l’ai accepté que très récemment. J’ai été obligée de l’accepter parce que cette foutue culpabilité était en train de m’achever. La douleur prenait déjà trop de place en moi pour pouvoir cohabiter avec la culpabilité, je frôlais l’explosion.

Alors aujourd’hui, trois ans et demi après ma plongée dans l’univers de l’éducation positive, j’en reconnais toutes les limites. Finalement, elles se résument par les aléas de la vie, c’est aussi bête que ça. Comme toutes les recettes toutes faites, en réalité, elles peuvent fonctionner dans un contexte précis et montrer leurs faiblesses au fur et à mesure qu’on s’en éloigne. Je me suis retrouvée mère d’une enfant hypersensible avérée, souffrant d’un trouble de l’oralité alimentaire, puis multipare d’enfants assez rapprochés dont un bébé RGO sévère, et enfin mère endeuillée. Chaque situation était un pas vers l’éducation intuitive, en accord avec, en fin de compte, nos besoins à l’instant T.

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Aujourd’hui, La Tornade verbalise ses émotions toute seule et très finement (comme quoi, je ne dis pas que tout est à jeter), et se montre par conséquent complètement indifférente lorsque je me mets à sa place. Lorsqu’elle cherche le conflit, lorsqu’elle me hurle dessus, que je reste zen et joviale l’agace en fait. Ce qu’elle veut, c’est que je réagisse et, de toute manière, je n’ai pas les ressources nécessaires actuellement pour un self-control qui me permettrait de faire autre chose que de réagir de manière épidermique. Je hausse régulièrement le ton, là encore, ça sort malgré moi, je suis trop à vif. Et bien, vous savez quoi? Elle n’est pas traumatisée. Si je lui fais un câlin, elle me repousse assez sèchement parce que de base elle n’est pas spécialement câline et que là encore, ma plaie doit prendre un peu trop de place dans nos étreintes. Maria Montessori serait horrifiée de l’état de notre salon et de sa chambre, où ses jouets favoris du moment traînent ici et là, ses (trop) nombreux doudous font leur sieste un peu partout sous de petits carrés de tissus découpés dans mes anciens vêtements que je ne peux plus voir en peinture, où ses boîtes dans lesquelles elle fourre tout et n’importe quoi finissent par constituer un intéressant parcours de motricité. Et bien personne n’en est traumatisé. Le soir, je suis exténuée, je n’ai pas la niaque de tout ranger ni d’encourager avec bienveillance La Tornade à le faire. Quant à elle, ne faisant plus de sieste depuis le décès de son frère, elle est crevée et qui dit Tornade crevée dit Tornade qui refuse tout en bloc, va au conflit et finit en pleurs. Pas réjouissant comme programme, alors le rangement est ajourné. On s’en fiche.

Moi, quand je vois sur les réseaux, des chambres toutes belles et bien rangées, j’ai l’impression de regarder un catalogue Ik*a, pas une pièce de vie. On a terriblement besoin de vie ici… Quand je vois des activités manuelles d’inspiration montessorienne, je les trouve chouettes, mais je n’ai pas l’énergie nécessaire pour me lancer là-dedans alors les Légos font aussi bien l’affaire.

Je me suis désabonnée des blogs et comptes à mon goût trop tout-faits justement, un peu trop papier glacé et pas assez vraie vie. Je lis avec plus de plaisir les mamans authentiques, celles qui galèrent avec leurs enfants pour des raisons diverses (handicap, deuil aussi, famille nombreuse ou enfants ch*ants, tout simplement) parce qu’elles sont vraies. Et, finalement, la bienveillance, c’est là qu’on la trouve. La bienveillance c’est l’entraide mutuelle, c’est la confrontation à des situations similaires aux nôtres, c’est l’absence de jugement aussi. La bienveillance, c’est reconnaître qu’on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a et qu’on souhaite du courage aux autres tout en leur offrant une oreille attentive. Voilà, rien de plus.

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Moi, quand je me vois me promener avec La Tornade le long d’un canal tranquille, que l’on donne à manger aux canards ensemble, que plus tard elle cueille une fleur pour son frère, que plus tard encore, elle me dit qu’elle m’aime « jusqu’au plafond » voire « jusqu’aux étoiles », quand nos regards écorchés se croisent et que nos mains se serrent, quand on évoque avec douceur les souvenirs ou projections avec son petit frère, sans silence, sans faux-semblant, avec calme, je me dis que je ne m’en sors pas si mal, finalement. La bienveillance est là, elle est dans cette marge que je m’accorde pour survivre, elle est dans le calme après un conflit, elle est dans la parole libre. Le reste, hein, on verra plus tard.

Merci à mes deux merveilleux enfants de m’apprendre tout ça.

 

14 commentaires sur “L’éducation bienveillante à l’épreuve de la vraie vie

  1. Tellement juste tout ça ! Le bienveillance version papier glacé et réseau sociaux est, je crois, bien différente de la vraie bienveillance, que l’on doit à nos enfants autant qu’à nous même. Et quand on voit comment, sur certains blog ou comptes instagram, on arrive à lyncher publiquement des mamans qui venait simplement chercher un conseil, j’ai du mal à adhérer. Et puis tu as raison, chaque enfant est unique, avec ses spécificités plus ou moins éloignées de la « norme », alors finalement est ce que c’est vraiment bienveillant de vouloir à tout prix appliquer des principes formatés à un enfant qui, lui, est justement unique ? Chez nous, on lit et on pioche dans les principes de l’éducation bienveillante, positive etc. mais surtout on s’adapte à nos filles, à leurs besoins mais aussi aux nôtres et surtout à nos limites. Alors parfois on crie, on pleure (elles autant que moi…) mais surtout on rit, on s’aime et on avance ensemble ! Je suis sure que La Tornade est bien mieux avec une maman qui a su s’adapter à ses spécificités, avec ses failles et ses doutes, qu’avec une maman lisse et parfaite.

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    1. Tu as soulevé le point central de la problématique: on doit une bienveillance envers nos enfants et nous-mêmes. On ne peut être épanouis avec eux si on vit sous pression pour répondre constamment aux injonctions de ce courant. Nos enfants ressentent tout. L’essentiel, comme tu le dis aussi, c’est de les aimer.

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  2. Que tes mots sont justes, beaux et emprunts d’amour pour ta fille. Je suis maman de deux ados adorables mais avec leur lot inévitable de chiantitude. J’aI été aussi une enfant terrifiée par les réactions colériques et paranoïaques de mon père. De cette enfance apeurée, je suis devenue une mère scindée entre mes idéaux de mère parfaite et bienveillante, et mon tempérament de feu qui me pousse à hausser le ton et à sortir de grosses bêtises bien trop vite. Combien de fois ai-je culpabilisé, en lisant les pro éducation bienveillante et en me disant qu’indéniablement, je ne valais pas mieux en tant que parent que mon père. Aujourd’hui mes enfants sont plus grands que les tiens, ils sont relativement bien dans leurs baskets. Nous avons une relation très proche, très affectueuse et ils savent que je les aime infiniment. Ils connaissent mes écueils, j’ ai toujours reparlé avec eux lorsque j’ai dérapé pour qu’ils comprennent bien qu’ils n’en sont pas responsables. Malgré mes moments de mère en carton, ils savent qu’ils ont la liberté de ne pas être parfaits, de se tromper et que nous serons toujours à leurs côtés. Bien sûr je ne prône en aucun cas la violence, qu’elle soit verbale ou physique mais on fait aussi bien qu’on peut, en fonction de notre propre histoire, de notre situation, de notre vécu. Avec de l’amour et du dialogue, quels que soient les obstacles, on peut gravir des montagnes, alors fais-toi confiance, tu es la meilleure maman qui soit pour tes enfants.

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    1. Merci pour ton témoignage. Je vois que ton enfance n’a pas été simple et, comme chaque enfant blessé en profondeur, elle t’a rattrapé en tant que maman. Mais tu as finalement offert une des plus belles preuves d’amour à tes enfants: tu as été honnête. C’est une démarche qui demande du courage et de l’amour et votre complicité en est bien la preuve.

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  3. Je valide ton analyse sur l’éducation bienveillante. Elle a ses limites, parfois on ne peut pas réagir comme si on répétait un scénario bien ficelé. La vie c’est aussi des moments où on est désemparé, où les trucs et astuces ne fonctionnent pas…. Souvent mon mari et moi on se dit qu’on n’a pas été à la hauteur, on aurait dû rester calme après un énième crise mais voilà, nous sommes humains.

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  4. Oh quel merveilleux et quelle belle réflexion, comme toujours. En fait ne t’excuse pas, tu es humaine, tout simplement. C’est ce qui m’horripile avec les RS (et surtout IG en fait), c’est ce côté lisse et parfait, tout roule, et le formatage. C’est très sectaire et ca met encore une fois bien la pression!
    Je t’ai toujours sentie extrêmement patiente et bienveillante — et à mon sens ça ne se résume absolument pas à des cases (allaitement, cododo, dme etc), et d’ailleurs tu fais qqch que peu font : tu as toujours écouté les vrais besoins de tes enfants, en t’adaptant. je trouve que les modes´ (comme toute mode) sont trop catégoriques, peu réalistes et trop figées. Fait-on les choses par envie’ ou par effet de mode? Est-ce adapté à MON enfant? Est-ce adapté à mon fonctionnement ?
    Et puis les mamans parfaites´ j’en connais qqs unes et honnêtement je ne suis pas sure que ce soit la panacée…et comme tu le dis, on montre ce qu’on veut bien montrer…
    Je pense qu’il est plus juste de se demander quelles valeurs on souhaite transmettre au quotidien.
    PS Je continue de penser bien à vous

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    1. Oh merci beaucoup pour ton gentil mot! Ta réflexion rejoint parfaitement la mienne: une mode nie la spécificité de chacun, elle impose une case rigide dans laquelle, en fin de compte, très peu peuvent prétendre rentrer. Les bonnes questions à se poser sont celles que tu soulèves. Les mamans parfaites m’ont toujours agacées car je n’y crois pas une seconde. Merci pour tes pensées.

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  5. Ton article est encore une fois si bien écrit. Comme tu le dis il y a des choses à prendre dans l’éducation bienveillante et d’autres à laisser. C’est se mettre une pression monstre que de vouloir l’appliquer sans faillir car on est tous humains avec nos hauts et nos bas et nos besoins d’exprimer nos émotions… cacher certains comportements ou réactions à nos enfants ne le les préparent peut être pas vraiment à la vie parfois rude qui les attend en dehors du cocon familial. A lire tout ces articles sur la bienveillance je culpabilisais tellement de faire si mal avec ma fille et puis finalement on fait comme on peut.
    Je trouve que tu t’en sort tellement bien avec la Tornade et qu’elle a beaucoup de chance de t’avoir comme maman, même si parfois tu rouspète 😉 comme tu le dis, c’est ça la vrai vie, on n’en n’aime pas moins nos enfants pour autant.
    Des grosses pensées pour vous.
    PS: j’espère que la reprise de l’école s’est bien passée pour L ?

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    1. Merci beaucoup! Tu as raison, les réactions préconisées par le mouvement bienveillants sont souvent en décalage avec ce qui se passe à l’extérieur et, aussi bien intentionnées soient-elles, rendent plus violente la confrontation des enfants avec le « vrai » monde qui n’est hélas pas bienveillant. Je fais au mieux avec La Tornade, je compose avec notre contexte qui est invivable et suis loin de ce que je voudrais être mais elle sait que je l’aime et que rien ne changera jamais cela. Le reste prendra le temps nécessaire. Sa rentrée s’est très bien passée, oui.

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  6. Ah l’éducation bienveillante et le premier écueil de la vraie vie, avec ton bébé tout neuf, ses marottes, ses besoins et ses pets de travers… qui en plus varie d’un bébé à l’autre dans la fratrie, sinon, c’est pas drôle… et puis le mur, celui du deuil qui nous bouffe notre énergie au point qu’on n’en trouves plus pour nos enfants, alors même qu’on voudrait les épargner encore plus 😭
    J’espère que l’amour inconditionnel que j’ai pour mes enfants nous permettra de traverser cette épreuve et nous réussiront à maintenir un lien solide 🤗🌟

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  7. Le tort vient, je crois, de présenter ou d’espérer trouver dans les principes de l’éducation bienveillante des recettes toutes faites, applicables à chaque enfant indifféremment, et bien sûr toujours couronnées de succès. Pour moi c’est un dévoiement de la philosophie initiale. L’essentiel est ailleurs : dans le fait d’être à l’écoute de son enfant, notamment.
    Et ça, je pense que tu le fais toujours. Malgré l’épuisement, malgré le chagrin qui te ronge, tu restes connectée à ta fille de bien des façons. Ce n’est pas parce que tu n’es plus en capacité aujourd’hui de répondre à tous ses besoins aussi bien que tu le faisais avant que tu n’es plus une maman bienveillante. Tu es une maman endeuillée, qui fait au mieux à l’instant T.

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  8. La bienveillance en tant que telle, tu l’as en toi et tu la garderas toujours.
    Le problème, je te rejoins, c’est l’interprétation quasi hystérique que font certains des connaissances scientifiques sur le développement de l’enfant.
    Et aussi et surtout le miroir déformé des réseaux sociaux où chacun renvoie ce qu’il veut. Et où les plus fragiles ou ceux manquant de recul peuvent facilement se perdre.

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